Inter-friches

Inter-friches 2.0 Rencontres internationales et interdisciplinaires sur les friches urbaines

Retenu pour le projet 2019-2023 de la FR CIST, ce projet exploratoire est prévu pour 2 ans.

Ce projet vise à comprendre les multiples regards disciplinaires portés sur les friches urbaines et à construire une définition transversale grâce à des ateliers collectifs. Il cherche également à caractériser les différentes logiques intervenant dans l’émergence, la transformation et l’évolution des éléments des friches urbaines (trajectoires, systèmes de formes de vie, dynamiques de projection et de représentation) ainsi que leurs conséquences sur les territoires.

Pierre-Yves Brunaud, Nanterre, 2019

Quatre objectifs principaux figurent au cœur du projet :

  • Définir la friche urbaine et caractériser ses ressources par des regards scientifiques pluriels
    L’objectif scientifique du projet est de saisir et caractériser les interactions qui constituent la friche urbaine dans son milieu social, écologique et urbain, en visant une approche transdisciplinaire.
  • Développer des outils conceptuels et des dispositifs méthodologiques pour la recherche transdisciplinaire et pour la recherche-action sur les friches urbaines
    Trois outils conceptuels ont été développés dans la phase 1 pour caractériser les friches urbaines : la trajectoire socio-spatiale, la cartographie des formes de vie et les systèmes de représentations. De la même façon, le dispositif de l’atelier représente une expérience collective ou commune dont les modalités doivent encore être mises en perspective. Il s’agit de réfléchir à ces outils conceptuels et à ces dispositifs méthodologiques de l’atelier collectif pour questionner leur efficacité dans une recherche transdisciplinaire.
  • Renforcer le réseau de recherche autour du programme Inter-friches
    Pour renforcer le réseau de recherche (actuellement constitué d’une cinquantaine de chercheurs et de chercheuses issus de diverses disciplines), l’objectif principal sera d’élaborer une stratégie de communication scientifique et ouverte au grand public, favorisant les relations partenariales. Le deuxième objectif consiste à poursuivre la publication des travaux précédents, éventuellement sous la forme d’un ouvrage collectif. Plusieurs pistes sont à explorer pour les années à venir, telles que l’élargissement du réseau et son ancrage dans un contexte institutionnel plus solide avec la création in fine d’une association ou d’un groupement d’intérêt scientifique (GIS).
  • Intégrer les réflexions d’acteurs territoriaux sur ces espaces
    Les friches sont actuellement au cœur des préoccupations des acteurs territoriaux, préoccupations renforcées par des objectifs de sobriété foncière plus contraignants (loi climat et résilience d’août 2021), édifiant l’ensemble des friches au rang de gisements fonciers prioritaires. Il s’agit ici de co-construire avec les acteurs d’un territoire d’autres visions de la friche que celle de l’aménagement tout en intégrant à la recherche les contraintes pragmatiques de ces acteurs notamment en matière de planification territoriale et de stratégie foncière.

Pour cela le projet s’appuie sur trois types d’actions.

Actions de recherche et de production scientifique

Le premier type d’action est l’organisation et la tenue d’ateliers collectifs. Ils forment les conditions d’expérience du collectif et sont des moyens à la fois d’expérimentation et de production des savoirs. L’objectif est ici de poursuivre les enquêtes de terrain, mais également d’approfondir la restitution des résultats avec des dispositifs tels que la réalisation de courts-métrages, de podcasts, de balades sonores et de jeux urbains.

Actions de publication et de valorisation

Le deuxième type d’action est lié aux travaux de publications dans des revues scientifiques à comité de lecture, mais également dans des revues plus grand public. Les temps de réflexion et d’écritures permettent la diffusion des connaissances.

Actions partenariales et d’animation du réseau

Le troisième type d’action concerne le développement de partenariats, la circulation des savoirs au sein du réseau et l’animation du réseau Inter-friches. En poursuivant l’organisation d’ateliers, il s’agira de rechercher des financements extérieurs, venant de collectivités territoriales, ou d’autres acteurs intéressés par des dynamiques de recherche-action. Outre la couverture des aspects logistiques, ces financements extérieurs permettent surtout de faciliter l’implication d’acteurs locaux.


Bibliographie indicative