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Date

22 septembre 2016 // 12:30 – 13:00






Cette communication de Laurent Beauguitte (IDEES) et Hugues Pecout (CIST-RIATE) a lieu pendant la 4e rencontre du groupe Res-Hist, qui se déroule du 22 au 24 septembre 2016 à Nice

Cette communication fait suite aux recherches menées dans le cadre de l’ANR Corpus Géomédia, dont l’atelier de clôture s’est déroulé les 7 et 8 juillet derniers.

Les données numériques contemporaines permettent a priori de constituer des corpus exhaustifs et homogènes de grande taille, ce que ne permettent qu’exceptionnellement les archives utilisées par les historien.ne.s ou les traces des archéologues. Cette vision naïve mais répandue oublie que, comme toute donnée mobilisée en science sociale ou « dure », la donnée numérique est toujours construite et travaillée en fonction d’un objectif de recherche donné (Bastard et al., 2013). Les traces numériques ne permettent d’améliorer notre connaissance du monde social qu’une fois comprises leurs logiques de production et leurs limites interprétatives (Ollion et Boelaert, 2016). Même la supposée complétude des données recueillies, données qui nécessitent toujours un important travail de nettoyage et de (re)codage, est sujette à caution : qu’il s’agisse des utilisations de facebook (projet Algopol), de données de téléphonie mobile (Prieur et al., 2009) ou des usages de twitter (Raux, 2014), tous les articles publiés à ce jour supposent la construction d’échantillons dont la représentativité n’est que rarement assurée.

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