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Date

26 novembre 2015 // 13:00 – 16:00






Cette séance du séminaire de l’axe Agricultures, territoires et développement durable se tient 2 rue Valette, Paris 5e

Deux présentations :

David Goeury (chercheur associé au Centre Jacques Berque, Rabat) – Histoire, mémoire et devenir du périmètre irrigué de Targa (Tiznit, région Sous-Massa, Maroc). Quelle place pour l’agriculture urbaine dans une région d’agriculture intensive ?
La région de Souss-Massa a connu un développement agricole rapide autour de grandes exploitations capitalistes. Or, parallèlement, les périmètres irrigués historiques sont entrés dans une phase de déclin. Le morcellement des parcelles, l’indivision des droits de propriétés, l’épuisement des sources d’eau et la pression immobilière ont favorisé un abandon plus ou moins rapide de parcelles qui assuraient la survie des communautés depuis plusieurs siècles. Cependant, il apparaît depuis une dizaine d’année des logiques de résiliences autour de nouveaux systèmes productifs notamment luzerne et élevage laitier en stabulation au sein du réseau COPAG. Nous reviendrons ici sur le cas du périmètre irrigué de Tiznit désigné par le terme de targa (canal d’irrigation et par extension périmètre irrigué en tachelhit) autour duquel nous avons développé une importante enquête de terrain de janvier 2015 à juillet 2015 (enquête auprès de l’intégralité des exploitants agricoles, relevé parcelle par parcelle, enquête auprès de 500 habitants, ateliers de cartographie participative). Nous souhaitons ici réfléchir à la fois sur les représentations (histoire, mémoire et devenir de l’agriculture) mais aussi sur les nouvelles stratégies spatiales qui impactent ce périmètre. Pour cela, nous confronterons les positions des pouvoirs publics (tout particulièrement celle du ministère de l’agriculture et de municipalité de Tiznit) aux discours des populations parties prenantes afin de comprendre les tensions et les dynamiques régionales.

Nasser Rebaï (chercheur associé à PRODIG) – L’intégration marchande des agriculteurs familiaux : un facteur clé du développement des territoires ruraux dans les Andes équatoriennes
Au cours des dernières décennies, les territoires ruraux des Andes équatoriennes ont connu de profondes transformations dans un contexte de libéralisme économique. Si dans certaines régions, le développement de l’agro-industrie a engendré une prolétarisation massive des populations paysannes, ailleurs, l’émigration internationale est devenue un phénomène majeur. Toutefois, il apparaît que le renforcement des relations ville-campagne dans la région andine, où la croissance urbaine est forte, aurait de multiples intérêts. Il permettrait notamment aux agriculteurs familiaux d’accéder au capital, ce qui leur donnerait les moyens de moderniser leurs exploitations et de diversifier leurs productions pour leur sécurité alimentaire et celle des populations urbaines. Ainsi, l’intégration marchande et un lien plus direct entre petits producteurs et consommateurs pourrait être la clé du développement des territoires ruraux dans cette région des Suds.

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