Bangkok and Phnom Penh between local politics of resilience and new speculative real estate projects

22 mars 2014 // 15:30 - 17:00


Le 3e symposium d’études sur l’Asie du Sud-Est consacré à “l’Asie du Sud-Est en transition” a lieu au Keble College, Université d’Oxford, les 22 et 23 mars 2014.

Céline Pierdet intervient dans le cadre de l’axe Risques du CIST dans le panel “Decentralisation, Development, and Democratisation in Southeast Asia”.

Les capitales fluviales Phnom Penh et Bangkok sont soumises à de très fortes contraintes dans leur développement urbain. Elles se sont étendues derrière les berges des rivières, avec des digues et des remblais sur les plaines inondables. Elles sont donc très vulnérables aux catastrophes naturelles telles que les inondations.
Depuis le début des années 1970, il est désormais courant d’assimiler une ville à un système, fermé (Forrester W.J. 1969) ou ouvert (Rosnay de J. 1975). La crise majeure subie sous le régime des Khmers rouges a endommagé les réseaux hydrauliques. De plus, la plupart des citadins et des élites ont été tués dans un génocide qui a fait 1,7 million de victimes. Pourquoi peut-on parler de résilience pour cette ville-système depuis 1979 ?
Nous définissons la résilience comme “la capacité d’un système à intégrer une perturbation dans son fonctionnement, sans en changer la structure qualitative” (Holling C.S. 1973). Plus récemment, à Phnom Penh et à Bangkok, des projets spéculatifs à destination des investisseurs privés rejettent en périphérie des villes les populations les plus pauvres. Les conséquences sont sociales, mais aussi environnementales. D’abord les zones périphériques, contrairement au centre ville, n’ayant pas de digues, sont sujettes aux inondations, sans système de drainage adéquat. Ensuite, la prolifération des tours aggrave le processus d’affaissement et la vulnérabilité des villes aux inondations.
Pourquoi les projets urbains spéculatifs des investisseurs privés situés dans les zones centrales et périphériques (c’est-à-dire les nouveaux gratte-ciel et les nouvelles villes) vont-ils aggraver la vulnérabilité des villes aux inondations ?

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