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Réunion de l’axe SANTE du 8 octobre 2021

Présent·e·s

Sophie Baudet-Michel, Audrey Bochaton, Delphine Brousmiche, Hélène Charreire, Guillaume Chevillard, Emmanuelle Faure, Yohan Fayet, Sébastien Fleuret, Anne-Cécile Hoyez, Charlène Le Neindre, Véronique Lucas-Gabrielli, Florent Occelli, Sandra Perez, Léa Prost, Maxime Thorigny, Julie Vallée

Excusé·e·s

Benoit Conti

Cette réunion a été l’occasion pour plusieurs membres de l’axe de présenter leurs travaux achevés, en cours ou en projet.

Julie Vallée a présenté ses travaux sur les effets de lieu au quotidien. Elle a tout d’abord présenté les lignes directrices de son HDR soutenue en 2019 (Les effets de lieu au quotidien). A partir de travaux quantitatifs menés dans les villes de Paris et de Montréal, l’ensemble de sa recherche vise à éclairer en quoi l’analyse des inégalités sociales – tout comme d’ailleurs les politiques territorialisées qui cherchent à les réduire – gagnerait à considérer plus explicitement les trajectoires quotidiennes des populations et des espaces.
Julie a ensuite présenté un article récemment publié (également en accès libre sur HAL) qui concerne la fabrique des inégalités sociales de santé et qui met en avant le besoin accru des populations défavorisées de bénéficier de services de proximité que ce soit dans leurs quartiers de résidence, de travail, d’étude ou de loisirs. A partir des lieux fréquentés au quotidien par 2 000 jeunes adultes montréalais, cet article souligne la vulnérabilité socialement différentiée des populations face à leur espace du quotidien : les jeunes adultes les moins éduqués sont non seulement ceux qui disposent d’un nombre plus limité de services à proximité de leurs lieux d’activité (exposition différentielle) mais aussi ceux à qui cette accessibilité limitée porte le plus préjudice, tout au moins en ce qui concerne leur santé mentale (effet différentiel).

Maxime Thorigny a notamment présenté une recherche visant à étudier l’association entre l’exposition aux pesticides et le taux de recours pour une maladie neurodégénérative. Cette recherche exploratoire vise à tester différents modèles d’exposition de la population aux pesticides. Afin de calculer une dose d’exposition aux pesticides, la base de données Achats de pesticides par code postal produite par Eaufrance a été utilisée. Cela a permis d’améliorer les méthodologies existantes qui codent l’exposition par « exposé » ou « non-exposé », et donc d’avoir une donnée plus précise et ainsi rendre ces travaux exploratoires originaux en travaillant à une maille territoriale fine. Les taux de recours ont été calculés à partir des données hospitalières du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI).
[Cette recherche a fait l’objet d’une présentation lors de la journée d’étude qui a suivi sur « Accès et utilisation des données en libre accès en géographie de la population, de la santé et de la mobilité« ]

Sébastien Fleuret souhaite développer un projet sur « Tourisme & santé » dans le but d’identifier comment des voyageurs au long cours appréhendent leur santé de manière spécifique : des assurances santé particulières ? Des parcours touristiques conditionnés par ces questions sanitaires ? Comment circulent les informations sur les offres de soins disponibles et leur qualité perçue au sein des communautés de voyageurs ? Enfin comment les aménageurs pensent la santé de ces touristes de passage ?

Véronique Lucas-Gabrielli présente un projet qui démarre à l’Irdes en collaboration avec l’EHESP sur les déserts médicaux en Europe. Le projet a pour but de produire de nouvelles connaissances et aider les Etats européens (7 pays participent à l’étude dont la France) face à ce phénomène croissant. La question préliminaire est : comment mesure-t-on un désert médical ? Pour l’Irdes, l’objectif est de remobiliser l’indicateur d’accessibilité potentielle localisée en intégrant de nouvelles données (sur les niveaux de services par exemple) et de créer une typologie dynamique des territoires socio-sanitaires depuis 2006 à travers un outil disponible et accessible à tous.

Florent Occelli a présenté des projets en cours sur la construction d’indices composites pour rendre compte de la multi-contamination des milieux environnementaux, d’épidémiologie spatiale sur diverses pathologies (IRCT, maladie de Crohn, AVC, etc.) mobilisant des indicateurs environnementaux, ainsi que sur les inégalités environnementales et spatiales de santé, centrés sur les concepts de vulnérabilité et de résilience des territoires. Ces recherches s’appuient sur les données du PMSI et interrogent le changement d’échelle et la manière dont le décideur s’empare de ces indicateurs et travaux.
[Cette recherche a aussi fait l’objet d’une présentation lors de la journée d’étude qui a suivi sur Accès et utilisation des données en libre accès en géographie de la population, de la santé et de la mobilité]

Informations sur les événements passés et à venir

Un point d’informations a été fait sur les manifestations passées (CS de la RFST du 7 octobre, CO/CS des RGS 2022 du 8 octobre) et à venir (JE « Accès et utilisation des données en libre accès en géographie de la population, de la santé et de la mobilité » du 2 décembre 2021, RGS 2022 du 26 au 29 mai 2022 / AAC jusqu’au 14 février 2022, UGI-IGU Paris 2022 « Le temps des géographes. Le congrès du centenaire » du 18 au 22 juillet 2022).

L’organisation d’une prochaine journée d’étude sur les liens entre pollution, notamment liée aux pesticides, et santé a été évoquée.
[Un séminaire Expositions environnementales et santé : évaluations, attentes et incertitudes abordant ces thématiques avait été organisé en 2014]

Annuaire des membres actifs de l’axe SANTE

L’actualisation de l’annuaire des membres de l’axe a été discutée. L’intérêt de disposer d’un panorama des personnes impliquées dans les travaux sur les territoires et la santé a été souligné et les questions légales que peut poser la mise à jour de cet outil en ligne ont été abordées. Pour ce faire, il faudrait recueillir les souhaits des membres (apparaitre, disparaitre, modifier des informations).

Passage de témoin

Audrey Bochaton et Charlène Le Neindre, qui assurent la coordination de l’axe depuis 2017, relancent un appel aux volontaires pour les remplacer dans cette fonction.Maxime Thorigny se propose. Une seconde personne pour l’épauler est bienvenue !

Les coordinatrices rappellent également de ne pas hésiter à partager diverses informations sur la liste de diffusion : annonce de manifestations scientifiques, offres d’emploi, etc.

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