colloque non classé

CIST2018 – programme

mercredi 21 mars 2018
19:00 – Pot d’accueil à la mairie de Rouen
jeudi 22 mars 2018
9:00 – 9:30

Ouverture du colloque – Joël ALEXANDRE & Johanna GUILLAUME (Université de Rouen Normandie), Claude GRASLAND (CIST), Sophie DE RUFFRAY (IDEES), Maud LAROCHE (CUREJ), et les responsables scientifiques Arnaud BRENNETOT & Clarisse DIDELON-LOISEAU

9:30 – 11:00
  • Session S2.1 – La prolifération des territoires. Efficacité de l’ingénierie territoriales vs légitimité politique – Co-porteur·e·s : Sylvia CALMES-BRUNET (CUREJ) & Yann RICHARD (PRODIG)
  • Session S6.1 – Territ’Arts. Réinventer les territoires par l’art, repenser l’art par les territoires – Co-porteur·e·s : Pauline GUINARD (LAVUE-Mosaïques) & Sylvain GUYOT (Passages)
  • Session S1.1 – Luttes de territoire et représentations sociales – Co-porteur·e·s : Laurent BEAUGUITTE (IDEES) & Marta SEVERO (Dicen IDF)
  • Session S5.1 – Les raccourcis spatiaux et temporels dans la représentation des territoires « prioritaires » – Co-porteure : Julie VALLÉE (Géographie-cités)
  • Session S17.1 – Images cartographiques et géovisualisation pour une représentation innovante des territoires – Co-porteur.e.s : Christine ZANIN (Géographie-cités), Paule-Annick DAVOINE (LIG) & Marion LE TEXIER (IDEES)
11:15 – 12:45
  • Session S2.2 – La prolifération des territoires. Efficacité de l’ingénierie territoriales vs légitimité politique – Co-porteur·e·s : Sylvia CALMES-BRUNET (CUREJ) & Yann RICHARD (PRODIG)
  • Session S6.2 – Territ’Arts. Réinventer les territoires par l’art, repenser l’art par les territoires – Co-porteur·e·s : Pauline GUINARD (LAVUE-Mosaïques) & Sylvain GUYOT (Passages)
  • Session S1.2 – Luttes de territoire et représentations sociales – Co-porteur·e·s : Laurent BEAUGUITTE (IDEES) & Marta SEVERO (Dicen IDF)
  • Session S5.2 – Les raccourcis spatiaux et temporels dans la représentation des territoires « prioritaires » – Co-porteure : Julie VALLÉE (Géographie-cités)
  • Session S17.2 – Images cartographiques et géovisualisation pour une représentation innovante des territoires – Co-porteur.e.s : Christine ZANIN (Géographie-cités), Paule-Annick DAVOINE (LIG) & Marion LE TEXIER (IDEES)
14:00 – 15:45
  • Session S2.3 – La prolifération des territoires. Efficacité de l’ingénierie territoriales vs légitimité politique – Co-porteur·e·s : Sylvia CALMES-BRUNET (CUREJ) & Yann RICHARD (PRODIG)
  • Session S3 – Données du web et représentations territoriales – Co-porteur.e.s : Marta SEVERO (Dicen IDF), Pierre BECKOUCHE (LADYSS), Bernard ELISSALDE (IDEES), Marianne GUÉROIS (Géographie-cités), Françoise LUCCHINI (IDEES) & Malika MADELIN (PRODIG)
  • Session S1.3 – Luttes de territoire et représentations sociales – Co-porteur·e·s : Laurent BEAUGUITTE (IDEES) & Marta SEVERO (Dicen IDF)
  • Varia 1 – Représenter et appréhender la qualité des territoires
  • Atelier Magrit – Outil pour une représentation des territoires (en lien avec la session 17)

Animateurs : Timothée Giraud, Nicolas Lambert, Matthieu Viry & Ronan Ysebaert (RIATE)

Magrit est une application de cartographie thématique libre et ouverte aux contributions, développée par l’UMS RIATE. Disponible en français, en anglais et en espagnol, cet outil accepte de nombreux formats d’entrée et permet de créer et combiner une dizaine de représentations. Les participant.e.s à cet atelier pourront découvrir les fonctionnalités de l’application à travers l’exploration de différents jeux de données. Pour bénéficier pleinement de cet atelier, ils/elles doivent se munir d’un ordinateur portable disposant d’un navigateur web récent.
Nombre de places limitées

16:00 – 18:00 – Table ronde plénière – Comment les sciences humaines se représentent les territoires ?

Intervenants

  • Jean-Pierre Girod (président du Parc naturel régional des Boucles de la Seine)
  • Romain Pasquier (DR en sciences politiques, Rennes)
  • Anne-Thida Norodom (PU de droit international, Université Paris Descartes)
  • André Torre (DR en économie, INRA)

Animateur : Sylvain Allemand

Cette table ronde plénière a pour objectif de questionner la façon dont les sciences s’approprient la notion de « territoire ». Au cours de la période récente, le territoire a été utilisé de façon plus ou moins intense et structurée selon les disciplines. Si le CIST a été impulsé depuis 2010 par une majorité de géographes, l’histoire des sciences montre que le territoire est en fait investi par un grand nombre de disciplines : l’éthologie, le droit, l’histoire, l’économie, la science politique, l’écologie, l’archéologie, la sociologie, les géosciences, l’anthropologie, etc. Se pose alors la question de l’hétérogénéité des définitions, des liens avec les notions connexes (régions, espace, terrain), des investissements théoriques et des méthodes mobilisés pour explorer et exploiter le potentiel heuristique que laisse entrevoir la notion de territoire. Au-delà, depuis plusieurs décennies, les mouvements de décentralisation et de macro-régionalisation observables dans de nombreuses situations ont contribué à banaliser la référence au territoire en dehors du monde académique. Un tel contexte induit de nouvelles opportunités en matière de recherche opérationnelle et de valorisation sociale et institutionnelle. Le territoire apparaît alors non plus comme un objet mais également comme un champ de recherche, voire, pour certains, comme un paradigme. Cet enjeu suppose que les interlocuteurs en présence s’accordent sur des cadres et des repères cognitifs communs afin de faire du territoire un instrument d’intercompréhension et d’intelligibilité partagée. Or, l’expérience montre qu’une telle situation est loin d’être avérée tant les fondements normatifs qui président à la légitimation des sciences demeurent construits sur l’héritage des cloisonnements disciplinaires importants. Au-delà des effets d’aubaine liés à la vogue pour les territoires, cette session interrogera la pertinence et la possibilité d’une mise en synergie des sciences intéressées par la territorialité.

18:15 – 20:00 – Table ronde “grand public” – Rouen, construire l’identité métropolitaine

Intervenants

  • Catherine Morin-Desailly (sénatrice, conseillère régionale de Normandie, conseillère municipale de Rouen)
  • Sylvain Amic (directeur de la Réunion des musées métropolitains de Rouen)
  • Jacques-Sylvain Klein (commissaire général du 1er festival Normandie Impressionniste 2010, délégué général de l’association La Maison Sublime de Rouen)
  • Philippe Eudeline (président de Normandie AeroEspace, directeur Technologie et Innovation de Thales Air Systems)
  • Thierry Rabiller (rédacteur en chef de Paris Normandie)

Animateur : Arnaud Brennetot

Bénéficiant d’une longue tradition d’ouverture internationale, liée au grand commerce puis à la révolution industrielle, l’agglomération rouennaise se trouve aujourd’hui affectée par la métropolisation des territoires. Sa situation unique en France, entre la Manche et Paris, ville globale par excellence, représente autant un défi qu’une opportunité pour tous ceux qui l’habitent. Un tel projet n’est possible qu’à condition de construire une vision partagée. Cette conférence-débat s’interrogera sur les conditions de construction d’un projet métropolitain partagé par l’ensemble des acteurs, les pouvoirs publics, locaux et nationaux, mais également l’ensemble de ceux qui s’impliquent au sein de la société civile pour inventer un modèle original et adapté.

20:00 – 22:00 – Assemblée générale du CIST
vendredi 23 mars 2018
9:00 – 10:45
  • Session S4.1 – Représenter les territoires : les valeurs des territoires révélées – Co-porteur.e.s : Caroline TAFANI, Claudio DETOTTO & Dominique PRUNETTI (LISA)
  • Session S10.1 – Représentations et pratiques territoriales de la santé – Co-porteur.e.s : Clélia GASQUET-BLANCHARD (EHESP), Virginie CHASLES (EVS) & Alain VAGUET (IDEES)
  • Session S14.1 – Les mémoires des territoires (dé)valorisés : transformations métropolitaines au prisme des identités locales – Co-porteur.e.s : Adriana DIACONU (PACTE) & Grégory BUSQUET (LAVUE)
  • Session S12.1 – Représenter les territoires anciens. Structuration des « archéo-territoires » et dynamiques spatiales en archéologie – Co-porteur.e.s : Damase MOURALIS, Carole NEHME & Dominique TODISCO (IDEES)
  • Atelier de cartographie expérimentale. Expérimentation autour des écrituress cartographiques des territoires

Animateurs : Anne-Christine Bronner (SAGE, Strasbourg) & Florence Troin (CITERES, Tours)

L’objectif de l’atelier de cartographie expérimentale est d’offrir un cadre pour explorer des écritures non conventionnelles des territoires, en se jouant des normes (ou en les ignorant), en s’échappant de la sphère de la production automatisée des représentations des données géographiques, pour aller vers une dimension artistique/esthétique et travailler sur l’intention cartographique. L’Atelier est librement inspiré des travaux de Philippe Rekacewicz (visonscarto & Université d’Helsinki). Il s’adresse aux volontaires de toutes disciplines (géographie, urbanisme, sociologie, mais aussi design, art, architecture, etc.) et ne nécessite aucune compétence en dessin, aucun talent artistique, aucun pré-requis en cartographie… La rencontre s’inscrit comme un moment d’apprentissage collectif. Le format de l’Atelier permet des échanges nourris, le tout créant une histoire commune. Du point de vue méthodologique, nous explorerons le concept de l’Identity Map qui nous fera rentrer « de plein fouet » dans le domaine de la cartographie, une cartographie dans laquelle on aura introduit des sentiments, en plus des informations géographiques habituelles, sans que nous en disions davantage… L’invention – ou réinvention – du langage cartographique pourra se faire grâce à l’association d’énoncés simples et explicites qui permettent de s’initier ou de se réapproprier le processus cartographique (« Qu’est-ce que je représente ? » « Comment je le structure ? » « Comment je le représente ? » « Que raconte, au final, la carte, ma carte ? ») et d’un travail de cartographie « à la main ».
Concrètement, nous souhaitons profiter de cette Session Territ’Arts pour créer un focus sur les multiples formes possibles du langage (carto)graphique.

11:00 – 12:45
  • Session S4.2 – Représenter les territoires : les valeurs des territoires révélées – Co-porteur.e.s : Caroline TAFANI, Claudio DETOTTO & Dominique PRUNETTI (LISA)
  • Session S10.2 – Représentations et pratiques territoriales de la santé – Co-porteur.e.s : Clélia GASQUET-BLANCHARD (EHESP), Virginie CHASLES (EVS) & Alain VAGUET (IDEES)
  • Session S12.1 – Représenter les territoires anciens. Structuration des « archéo-territoires » et dynamiques spatiales en archéologie – Co-porteur.e.s : Damase MOURALIS, Carole NEHME & Dominique TODISCO (IDEES)
  • Session S14.2 – Les mémoires des territoires (dé)valorisés : transformations métropolitaines au prisme des identités locales – Co-porteur.e.s : Adriana DIACONU (PACTE) & Grégory BUSQUET (LAVUE)
  • Atelier MAGRIT
  • Atelier de cartographie expérimentale
14:00 – 15:45
  • Session S7.1 – Marketing et mises en scène des territoires : représentations matérielles et réceptions citadines – Co-porteur.e.s : Pascale NEDELEC (CREDA) & Laura PÉAUD (PACTE)
  • Session S13.1 – Territoires et fictions. De la construction à la réception et à l’appropriation : processus croisés – Co-porteur.e.s : Alfonso PINTO (EVS), Géraldine MOLINA (ESO) & Bertrand PLÉVEN (Géographie-cités)
  • Session S15.1 – Représenter les territoires de la mobilité – Co-porteur.e.s : Marie-Christine FOURNY (PACTE), Paule-Annick DAVOINE (LIG), Sonia CHARDONNEL (PACTE), Marie HUYGHE (CITERES) & Laurent CAILLY (CITERES)
  • Session S16.1 – La représentation des territoires dans les modèles de simulation – Co-porteur.e.s : Marion LE TEXIER (IDEES), Arnaud BANOS (Géographie-cités), Clémentine COTTINEAU (University College London) & Sébastien REY-COYREHOURCQ (IDEES)
  • Varia 2 – Enjeux théoriques de la représentation territoriales
16:00 – 17:45
  • Session S7.2 – Marketing et mises en scène des territoires : représentations matérielles et réceptions citadines – Co-porteur.e.s : Pascale NEDELEC (CREDA) & Laura PÉAUD (PACTE)
  • Session 9 – La territorialité et l’Union européenne. Représentation et perception des territoires au sein de l’Union européenne – Co-porteur.e.s : Lydia LEBON (IRENEE) & Sylvia CALMES-BRUNET (CUREJ)
  • Session S13.2 – Territoires et fictions. De la construction à la réception et à l’appropriation : processus croisés – Co-porteur.e.s : Alfonso PINTO (EVS), Géraldine MOLINA (ESO) & Bertrand PLÉVEN (Géographie-cités)
  • Session S15.2 – Représenter les territoires de la mobilité – Co-porteur.e.s : Marie-Christine FOURNY (PACTE), Paule-Annick DAVOINE (LIG), Sonia CHARDONNEL (PACTE), Marie HUYGHE (CITERES) & Laurent CAILLY (CITERES)
  • Session S16.2 – La représentation des territoires dans les modèles de simulation – Co-porteur.e.s : Marion LE TEXIER (IDEES), Arnaud BANOS (Géographie-cités), Clémentine COTTINEAU
17:55 – 18:25
  • Restitution de l’atelier Sentinelles de métaphores spatiales. La métaphore spatiale comme indice d’observation des disciplines impliquées dans la « représentation de territoires » et présentes au colloque CIST2018. Présentation d’une problématique et expérimentations réflexives

Animateurs : Françoise Bahoken (Géographie-cités), Yann Calbérac (Habiter), Laurent Jégou (LAMOP) & Thierry Joliveau (ISTHME)

L’usage métaphorique des éléments et processus constitutifs de l’espace géographique est varié et complexe (terrain, territoire, lieu, espacement, distance, représentation…). Au-delà de son utilité comme figure de style, nous souhaitons ouvrir un espace d’échanges sur la pratique de la métaphore spatiale lors du colloque du CIST2018. L’idée est d’en dresser une cartographie de ses usages contemporains, en mobilisant différentes méthodes de collecte et de traitement. Ces dispositifs, accessibles, participatifs et interactifs, se réfèrent à une grille de lecture en partie préétablie. L’objectif est de tester l’hypothèse du caractère fécond et transversal de la métaphore spatiale, de questionner nos pratiques, de sensibiliser les participants à cette approche réflexive par des exemples.
Quels types et quelles pratiques de métaphores spatiales peut-on détecter dans les communications ? Ces métaphores ont elles une fonction pédagogique, heuristique ou conceptuelle ? Sont-elles les moyens d’un dialogue entre disciplines ? Assiste-t-on à une circulation inter-disciplinaire ? Comment y est interrogée la théorie de l’espace géographique ? Quels types d’espaces peut-on y découvrir (pratiqué, vécu, relationnel, abstrait, sensible…) ? Que nous dit l’usage de ces métaphores sur la géographie : ses concepts, ses méthodes et outils, ses territoires, leurs usages ; sa pertinence dans la société actuelle ?
Notre recherche ayant plusieurs versants, l’analyse de l’usage de la métaphore spatiale sera réalisée selon plusieurs modalités. Pour engager cette réflexion, nous présentons nos problématiques au fil de l’eau de manière ludique via SMS, un site internet dédié. Une grille d’analyse simple et de petits questionnaires portant sur des textes et des illustrations permettront de recueillir les avis et perceptions des participants, en amont et au cours du colloque, en complément de l’analyse des résumés présentées en aval.

  • Clôture du colloque – Arnaud BRENNETOT & Clarisse DIDELON-LOISEAU
18:30 – 20:00 – Table ronde “grand public” – La construction des territoires est-elle un objet de fiction littéraire ?

Intervenants
Maylis de Kerangal
Aurélien Bellanger
Michel Bussi

Animateur : Sylvain Allemand

Si la question des lieux apparaît d’évidence comme un élément essentiel de toute fiction littéraire, rares sont cependant les écrivains à avoir suivi une formation géographique, ou à en revendiquer explicitement ses thématiques majeures (aménagement, frontières, géopolitique, urbanisme, etc.). En ce sens, cette table ronde vise à dépasser les questions classiques liées à la relation entre géographie et littérature (le voyage, l’aventure, la terre natale, l’exploration, l’ailleurs, le dépaysement…) et évoquer le plus rare (et difficile ?) lien entre fiction littéraire et construction des territoires. En d’autres termes, des savoirs techniques, administratifs, politiques, récurrents d’une géographie pratique intéressant a priori peu le grand public en dehors des professionnels et citoyens concernés, peuvent-ils devenir des éléments de fiction littéraire ? Les titres de quelques romans à succès, écrits par les intervenants de la table ronde, Naissance d’un pont, L’Aménagement du territoire, Le grand Paris, ainsi que certaines thématiques des romans de Michel Bussi (droit de l’urbanisme par exemple) amènent cependant à se poser la question des conditions d’une représentation littéraire, imaginaire, romanesque.

samedi 24 mars 2018
9:30 – 11:30 – Table ronde “grand public” – L’Europe, un territoire en crise de représentations

Intervenants
Sylvia Calmes-Brunet (MCF en droit public, CUREJ / Université de Rouen)
Clarisse Didelon-Loiseau (PU de géographie, Géographie-cités / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Yann Richard (PU de géographie, Prodig / Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Carole Nivard (MCF en droit public, CUREJ / Université de Rouen)
Christian Vandermotten (PR ordinaire émérite, Université libre de Bruxelles, Éditeur de la revue Belgéo)

Animateur : Arnaud Brennetot

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la construction européenne s’est appuyée sur des représentations politiques hétérogènes. Elle a ainsi tantôt pu être associée à un continent, à une aire de civilisation, à un espace économique tantôt à un territoire d’action publique, puis de représentation démocratique. Ces différentes interprétations de l’Europe ont été appliquées à des périmètres géographiques instables, caractérisés par des phénomènes d’élargissement ou de régression. Cette variété de significations a favorisé les ralliements autour d’un projet géopolitique polymorphe et ambivalent. Selon les circonstances, il a pu s’agir de surmonter les nationalismes étatiques, de favoriser la paix, la démocratie et l’état de droit, de promouvoir la prospérité et l’expansion économiques, de créer les moyens d’une puissance retrouvée, d’affirmer une identité territoriale, etc. Depuis le début des années 90, les mythes et images associés à un tel projet ne suffisent plus, ni à garantir l’adhésion des populations, ni à assurer sa crédibilité vis-à-vis du reste du monde. Les institutions responsables de la mise en œuvre d’un projet politique pour l’Europe se trouvent dès lors confrontées à une crise de défiance progressive et à la montée des représentations et des discours eurosceptiques et europhobes. Cette table ronde s’intéressera donc aux raisons et aux enjeux d’une telle crise d’identité et de légitimité politique tout en interrogeant son impact éventuel sur la mise en œuvre des politiques publiques à l’échelle de l’Europe.


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