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Date

19 November 2012 – 20 November 2012






Ces journées, organisées par MIGRINTER et l’axe Mobilités, identités et territoires du CIST, ont lieu à la MSHS de Poitiers, 5 rue Théodore Lefebvre

Depuis les années 1980, plusieurs avancées conceptuelles en sciences sociales francophones ont permis de mieux décrire les caractéristiques sociales, spatiales et temporelles de la circulation des individus et des groupes sociaux. D’un point de vue social, des recherches ont rattaché la circulation des individus à des logiques familiales, à l’instar de la notion de système résidentiel familial. D’un point de vue spatial, démographes et géographes ont souligné à travers les notions d’« espace de vie », de « multilocalité » ou d’« habiter polytopique », les limites d’une approche de la mobilité spatiale définie par un lieu de résidence unique. Enfin, les approches biographiques de la mobilité ont mis au jour, pour de nombreux individus, des successions de périodes d’immobilités et de mobilités.

Ces multiples approches de la circulation montrent que « mobiles » et « immobiles » sont bien loin de constituer des catégories cloisonnées. D’une part, des individus peuvent passer d’un état à l’autre à différentes périodes de leur existence. D’autre part, les immobiles prennent autant part à la circulation que les mobiles. La circulation des uns serait alors un moyen d’assurer le maintien des autres en un lieu et, réciproquement, un lieu d’ancrage solide permettrait de pérenniser une pratique de circulation.

L’objectif de ces journées est de réunir des chercheurs travaillant sur des terrains variés (au Nord comme au Sud) et intéressés par les questions suivantes :
– À quel(s) groupe(s) sociaux (familiaux, communautaires, diasporiques, professionnels etc.) rattacher la circulation ?
– Comment « circulation » et « immobilité » se négocient, se partagent, s’organisent entre les membres d’un groupe ?
– Comment la circulation conditionne ou menace la cohésion des groupes ?
– Comment la circulation évolue-t-elle, plus globalement, en fonction des mutations économiques, sociales et politiques ?

Il s’agit de remettre à l’ordre du jour ces questionnements déjà anciens afin d’ouvrir des dialogues entre disciplines, champs thématiques (migrations internationales, mobilités résidentielles, mobilités professionnelles, sociologie et démographie de la famille) et spécialistes de différentes régions du globe. L’étude des « mobiles » est privilégiée dans la plupart des travaux. L’objectif de ces journées consiste à mieux comprendre le(s) rôle(s) spécifique(s) des « immobiles » afin de mieux interroger les rapports entre mobilité et immobilité.

Sur inscription auprès du secrétariat scientifique