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Date

11 December 2015 – 12 December 2015 // 09:30 – 17:00






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Ces journées d’études se tiennent dans l’amphi Turing, campus Paris Diderot, 56-58 av. de France, Paris 13e

Dans le cadre du labex DynamiTe, PRES héSam, et du groupe de travail Intégration régionale et régionalisation, le thème Routes de la soie : aspects culturels, porté par le laboratoire ICT, se propose d’étudier les phénomènes de transferts culturels sur la Route de la soie, les formes d’identités locales et l’impact de concepts importés sur les cultures locales permettant l’émergence de spécificités régionales.
Plusieurs rencontres ont porté depuis 2012 sur l’organisation de l’espace, les routes caravanières et les frontières sur les Routes de la soie. Par ailleurs, un des thèmes majeurs de réflexion est la régionalisation de certaines pratiques culturelles mise en évidence par la mobilité et les échanges, pratiques dont la diffusion de la Mongolie à l’Asie centrale contribuent également à la définition d’une région culturelle donnée réelle ou imaginaire. Cela est le cas du Touran étudié lors d’une table-ronde en juin 2015, à l’origine un concept historique mouvant associé à des peuples et territoires supposés, instrumentalisés depuis le XIXe siècle jusqu’à notre époque par certains courants politique européens.

Cette rencontre a pour objectif de souligner les particularismes régionaux des peuples turco-mongols qui nomadisent depuis la Haute Antiquité de la Mongolie à l’Asie centrale, liés à la conception et gestion de l’espace et permettant d’en identifier une organisation particulière.
La première session est dédiée à la perception et à la représentation des territoires de la Mongolie à l’Asie centrale, et des aires plus spécifiquement marquées par le nomadisme, via à la cartographie et les relations de voyages depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Comme l’a mis en évidence Roberte Hamayon, la conception de l’espace chez les peuples nomades, qui se déplacent beaucoup et dont les conditions de vie matérielles s’en trouvent fragilisées, s’accompagne d’un marquage du territoire dont l’herméneutique n’est pas toujours intelligible, aujourd’hui encore. Obo, cairn, balbal, arbres et autres pierres servent, entre autres, de repères aux populations. Il s’agit d’une part de mieux comprendre les modalités de marquage de cet espace, comment lesdites marques indiquant les routes étaient significatives d’une utilisation particulière (repère, approvisionnement, sanctuaires ou lieux de mémoire). D’autre part, de questionner la représentation de cette organisation dans le fait cartographique émanant à la fois des peuples locaux et des cultures étrangères (pays voisins ou plus lointains). Puis de s’interroger sur la genèse cartographique de ces phénomènes de marquage parfois éphémères, liés à ces pratiques régionales, sur la façon dont les étrangers percevaient ces marques ou ces modalités particulières d’organisation de l’espace, à quel moment elles commencèrent à être évoquées tant dans la cartographie que les relations de voyages associées. Enfin de s’interroger, entre autres, sur le moment où ces lieux furent dotés de coordonnées précises dans les traditions cartographiques.
La seconde journée porte de façon plus spécifique sur le lieu de mémoire régional qui, lui, peut fédérer des pratiques religieuses ou mémorielles communes de la Mongolie à l’Asie centrale ; seront interrogés la permanence de ces lieux, l’existence de réseaux régionaux autour desquels s’effectuent des pèlerinages, leur fonction sacrée y compris lors de l’islamisation et de la soviétisation.

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