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Date limite

10 September 2012






Le terme « empreintes » renvoie à des traces, à des mémoires laissées et retrouvées, à des signes tangibles disponibles pour l’usage et la reinterprétation. L’espace, sous forme de territoire ou de paysage, est un des supports privilégiés de ces transmissions qui autorisent les aménagements en même temps qu’elles subissent certaines inerties liées à la « qualité » même de l’espace.

La journée s’organiserait autour de plusieurs modules qui aborderaient ces questions autant en France et en Europe que dans les pays des suds.

Un premier module portera sur l’héritage de l’esclavage à l’époque contemporaine en mettant l’accent sur les conséquences sociales et les processus de stigmatisations et de discriminations qui s’en sont historiquement alimentés. Si pour certains la mémoire de l’esclavage est activée et conditionne les positionnements contemporains, pour d’autres elle reste en toile de fond, telle une ressource mobilisable comme d’autres mais pas forcément prédominante. Parfois encore, elle semble absente des débats et des logiques de négociations. Comment interpréter ces variantes ? Qui sont « ces uns et ces autres » pour qui l’esclavage fonde le quotidien ou au contraire en disparait ? Dans quelle mesure et sous quelles formes les configurations spatiales et territoriales interviennent-elles dans ces options construites dans le quotidien ? En quoi l’histoire et les histoires interviennent dans la compréhension de ces dispositifs mémoriels et territoriaux?

Pour ce premier module, deux historiennes et une géographe s’attacheront à discuter le poids des espaces et des historicités dans la reconstruction contemporaine des mémoires de l’esclavage (Marie-Pierre Ballarin, Aurelia Michel et Odile Hoffmann).

Nous lançons une invitation pour constituer une deuxième session.

Elle pourrait décliner ces questions dans d’autres sphères de l’interaction sociale et politique qui intègrent la mémoire et le territoire dans leurs recompositions actuelles. Par exemple autour de la place des ruraux (paysans, agriculteurs, néoruraux, etc) dans les sociétés nationales, à travers une interprétation de la place donnée aux paysages et aux territoires (métamorphoses des bourgs, transformations des espaces de production, création des aires de protection naturelle, etc.).

D’autres thèmes sont possibles.

Propositions (+ résumé de 20 lignes) à envoyer à