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Le comité de direction du CIST a validé le 19 janvier 2011 une première série d’axes scientifiques :

  • Information territoriale * (appui aux équipes du CIST ; réponse à la demande sociale par les outils d’analyse et d’aide à la décision ; un champ de recherche en soi).
  • Mobilités, identités et territoires (interaction individuel / collectif ; le territoire comme matériau de la « fabrique identitaire » ; le territoire comme révélateur de la disqualification sociale…)
  • Conflits et compromis de la globalisation territorialisée (nouveaux territoires, nouveaux acteurs et nouvelles gouvernances : une combinatoire testée sur le cas de la région européenne…)
  • Biodiversité et territoires (croisement des trois champs de recherche naturaliste, sociale et spatiale pour étudier les interactions réciproques entre les sociétés et la biodiversité…)
  • Agricultures, territoires et développement durable (les territoires agricoles comme champ d’analyse transversale des nouveaux enjeux alimentaires, sanitaires et environnementaux…)
  • Risques et territoires (interférences entre risques naturels et pratiques sociales ; une approche globale interdisciplinaire, et associant recherche et demande sociale…)
  • Territoires et santé (approche territoriale de l’état sanitaire d’une population, des systèmes de soin, des systèmes de prévention et d’alerte ; territoires du vieillissement des populations…)

 

Les sciences du territoire sont à l’interface disciplinaire des SHS, des sciences de la terre, des sciences de la vie et de la santé et des sciences de l’ingénieur. Le CIST travaille à leur définition (« sciences du territoire » ou « science des territoires » ?) selon un triptyque : théorie des sciences du territoire / information territoriale / demande sociale.
Les objets de la sciences(s) des territoires ne sont pas forcément des objets territoriaux. Ce champ scientifique interdisciplinaire se définit en effet par l’intérêt de l’approche territoriale d’objets cognitifs plus généraux comme :
– le rapport individu / social (questions identitaires ; individuation des pratiques et fragmentation sociale ; politiques dédiées à la personne / ou à des collectifs…)
– normes et régulations (« décentrement » de l’État et multiplication des producteurs de normes ; dépassement des régulations nationales par la montée du local et du transnational ; biens communs et gouvernance par la mobilisation multi acteurs…)
– temporalités et ruptures (vulnérabilité et risques ; sécurité, durabilité et résilience ; politiques de prévention et gestion des crises ; accélération des pratiques sociales et planification…).

Ces – vastes – questions peuvent être utilement éclairées par l’approche territoriale, grâce à la qualité « intégratrice » des territoires (le territoire comme plan d’inscription lisible de la résultante d’interactions complexes).

Le colloque fondateur des 23-25 novembre 2011 – Fonder les sciences du territoire – aura pour objectif de fonder le champ interdisciplinaire des sciences du territoire en France, en l’inscrivant dans les réseaux de recherche existant à l’étranger. Il s’appuiera sur le travail de chacun des axes du CIST.

* L’axe Information territoriale s’est dédoublé en axe Information territoriale locale et axe Information territoriale globale.